Contentieux

Le Conseil constitutionnel a Ă©tĂ© saisi ce jour par les dĂ©putĂ©s de l’opposition d’un recours contre le projet de loi d’habilitation Ă  prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social adoptĂ© par l’AssemblĂ©e nationale le 1er aoĂ»t et le SĂ©nat le 2 aoĂ»t.

Les requĂ©rants demandent au Conseil constitutionnel :

  • Ă  titre principal, de dĂ©clarer inconstitutionnelle l’intĂ©gralitĂ© du projet de loi ;
  • et Ă  titre subsidiaire, de dĂ©clarer inconstitutionnels les articles et dispositions qui ont mĂ©connu la Constitution.

D’une part, les auteurs du recours estiment que la procĂ©dure d’adoption du projet de loi « a Ă©tĂ© marquĂ©e par des dĂ©lais et conditions matĂ©rielles ayant empĂŞchĂ© le Parlement d’exercer son rĂ´le constitutionnel, et mĂ©connaĂ®t notamment l’exigence de clartĂ© et de sincĂ©ritĂ© du dĂ©bat parlementaire Â». Au soutien de cet argument, ils font notamment valoir que « le Conseil d’Etat n’a eu que 6 jours ouvrĂ©s Â» pour examiner le projet de loi et que l’AssemblĂ©e nationale a examinĂ© et adoptĂ© le texte « en seulement 11 jours ouvrĂ©s Â».

D’autre part, les auteurs du recours considèrent que « le projet de loi mĂ©connaĂ®t l’exigence de prĂ©cision des finalitĂ©s de l’habilitation qui dĂ©coule de l’article 38 de la Constitution Â». Selon ces derniers, « les termes des habilitations consenties manquent de clartĂ© et de prĂ©cision tant au regard de leur finalitĂ© qu’à celui de leur domaine d’intervention Â».

Décision du Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel doit statuer dans le dĂ©lai d’un mois. Toutefois, Ă  la demande du Gouvernement, s’il y a urgence, ce dĂ©lai peut-ĂŞtre ramenĂ© Ă  huit jours.