IRP

La conciliation est une procĂ©dure amiable de traitement des difficultĂ©s. Elle permet Ă  l’entreprise, qui ne connait pas encore des difficultĂ©s trop importantes, de nĂ©gocier confidentiellement avec ses crĂ©anciers des dĂ©lais de paiement ou des remises de dette, sous le contrĂ´le du tribunal de commerce qui pourra « constater Â» (la procĂ©dure reste confidentielle) ou « homologuer Â» (la procĂ©dure devient publique) l’éventuel accord intervenu (sur la conciliation, et sa distinction avec les autres procĂ©dures, voir « Bref rappel du droit des entreprises en difficultĂ© Ă  l’attention des travaillistes« ).

PRINCIPE : PAS D’INFORMATION DU CSE

En principe, le CSE n’a pas à être informé de cette procédure.

La conciliation ayant une nature confidentielle, le Code de commerce rappelle que l’entreprise est en droit de ne pas informer son CSE de l’existence de cette procédure.

Le CSE peut donc notamment ne pas être informé de l’ouverture de la procédure (C.com. art. L 611-6) et du rapport que le tribunal peut solliciter sur la situation économique de l’entreprise (C.com. art. R 611-44).

RôLE DU CSE LORS DE L’HOMOLOGATION DE L’ACCORD DE CONCILIATION

Le CSE retrouve un rôle en cas d’homologation de l’accord.

L’homologation de l’accord rend la procĂ©dure de conciliation publique. Il est donc logique que dans cette hypothèse le CSE retrouve un certain rĂ´le. A ce titre, il a Ă©tĂ© prĂ©vu que :

  • le CSE doit ĂŞtre informĂ© (le Code du commerce n’exige pas de consultation) du contenu de l’accord (C. com., art. L. 611-8-1) et peut, par ailleurs, prendre connaissance de l’accord au greffe du tribunal (C. com., art. R. 611-40).
  • le tribunal doit avoir « entendu ou dument appelĂ© Â» un reprĂ©sentant dĂ©signĂ© par le CSE avant de statuer sur la demande d’homologation. Le prĂ©sident du CSE devra donc veiller Ă  ce que cette dĂ©signation soit mise Ă  l’ordre du jour d’une rĂ©union du CSE.