Contrat de travail

Le Conseil constitutionnel a majoritairement validĂ©, le 20 dĂ©cembre 2019 (dĂ©cision n° 2019-794 DC du 20 dĂ©cembre 2019), les dispositions de la loi d’orientation des mobilitĂ©s relatives au statut des travailleurs indĂ©pendants des plateformes digitales telles que Uber, Captain, Suart, Deliveroo…

La loi donne aux plateformes la possibilitĂ© d’établir une charte afin de dĂ©terminer les conditions et modalitĂ©s d’exercice de leur responsabilitĂ© sociale Ă  l’égard des travailleurs indĂ©pendants avec lesquels elle collaborent.

Il est prévu que l’établissement de la charte ne puisse caractériser l’existence d’un lien de subordination juridique entre la plateforme et les travailleurs indépendants, si elle a été préalablement discutée entre eux et si elle a fait l’objet d’une validation par la Direccte.

Le Conseil constitutionnel a, dans sa dĂ©cision,  validĂ© et sĂ©curisĂ© l’existence mĂŞme de cette charte, disposition qui Ă©tait contestĂ©e.

Après la loi Travail, la loi « mobilités » constitue donc une nouvelle étape dans la construction du statut des travailleurs indépendants des plateformes digitales.

Il conviendra toutefois pour les plateformes digitales d’être vigilantes à l’occasion de la rédaction de leurs chartes.

En effet, le Conseil constitutionnel a censuré une partie du dispositif et a estimé que le juge serait compétent pour apprécier si le contenu de cette charte constitue un indice de subordination juridique permanente pouvant, dans certains cas, justifier la requalification du travailleur indépendant en salarié.