IRP

Pour attĂ©nuer les effets de seuil, souvent prĂ©sentĂ©s comme un frein possible au dĂ©veloppement des entreprises, le lĂ©gislateur consacre dans la loi PACTE un mĂ©canisme « amortisseur Â» (article L. 130-1 du Code de la sĂ©curitĂ© sociale) :

  • lorsqu’une entreprise franchit Ă  la hausse un seuil d’effectifs, le franchissement n’aura d’incidence que s’il est dĂ©passĂ© pendant 5 annĂ©es consĂ©cutives.
  • lorsqu’une entreprise franchit Ă  la baisse un seuil d’effectifs, les consĂ©quences seront en revanche plus immĂ©diates (au terme d’une annĂ©e seulement).

Par cette mesure, le lĂ©gislateur entend donner un effet moins « radical Â» aux obligations pesant sur les entreprises lorsqu’elles franchissent certains seuils d’effectifs.

Ce nouveau dispositif a vocation à s’appliquer aux mécanismes d’épargne salariale. Concrètement, cela signifie qu’une entreprise atteignant le seuil de 50 salariés ne sera contrainte de mettre en place un dispositif de participation (financière) qu’au terme d’une période de 5 années continues de dépassement dudit seuil.

Un certain nombre de règles figurant dans le Code du travail restent cependant rĂ©gies par d’autres dispositions. Il s’agit en particulier des règles relatives au CSE.

Les ordonnances Macron avaient en effet déjà imaginé un dispositif visant à atténuer les effets de seuils, afin d’absorber progressivement le niveau de contraintes résultant d’un franchissement de l’effectif au-delà de 50 salariés.

ConformĂ©ment aux dispositions adoptĂ©es pour le CSE – qui restent donc applicables – le franchissement du seuil de 50 salariĂ©s (en cours de mandat) n’obligera l’employeur Ă  doter le CSE (article L. 2312-2 du Code du travail) :

  • que des seules attributions d’information et de consultation rĂ©currentes des entreprises d’au moins 50 salariĂ©s ;
  • et seulement Ă  l’expiration d’un dĂ©lai de 12 mois consĂ©cutifs de dĂ©passement du seuil.