Un arrêté du 31 juillet 2026, publié au Journal officiel de ce 8 août, reporte d’un mois le délai dont disposent les « grands rouleurs » pour demander l’attribution de l’indemnité carburant destinée à limiter les effets de la hausse des coûts des carburants
Un mois de plus pour déposer la demande
L’arrêté du 31 juillet 2026 modifie l’arrêté du 28 mai 2026 fixant la période d’ouverture du dispositif et reporte ainsi au 31 août 2026 – au lieu du 31 juillet 2026 – la date limite de dépôt de la demande d’indemnité carburant.
La demande reste dématérialisée, à partir du formulaire dédié accessible depuis l’espace personnel du site impots.gouv.fr. L’aide, d’un montant forfaitaire de 100 €, est versée par la direction générale des finances publiques sur le compte bancaire déjà connu de l’administration fiscale.
Qui peut en bénéficier ?
Les conditions, fixées par le décret n° 2026-333 du 30 avril 2026, sont inchangées. Le demandeur doit :
- avoir déclaré un revenu d’activité au titre de 2024 – salaires (hors chômage et préretraite), bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux ou bénéfices agricoles – et être âgé d’au moins 16 ans au 31 décembre 2024 ;
- appartenir à un foyer fiscal dont le revenu fiscal de référence par part n’excède pas 16 880 € pour les revenus 2024, sans être redevable de l’impôt sur la fortune immobilière ;
- utiliser à des fins professionnelles un véhicule à deux, trois ou quatre roues, thermique ou hybride non rechargeable, régulièrement assuré et non endommagé (les véhicules de fonction ou de service, les quadricycles lourds à moteur, les poids lourds et les véhicules agricoles sont exclus) ;
- parcourir plus de 15 kilomètres par trajet et par jour entre son domicile et son lieu de travail, ou plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de son activité professionnelle.
Conservation des justificatifs
L’indemnité – qui ne se confond pas avec les dispositifs de prise en charge par l’employeur des frais de transports personnels (C. trav., art. L. 3261-3 et s.) – est directement versée par l’État au bénéficiaire qui doit conserver les justificatifs pendant 5 années à compter de son attribution.
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