Il rĂ©sulte du code du travail, dans sa rĂ©daction antĂ©rieure Ă la loi n° 2015-994 du 17 aoĂ»t 2015, que lorsque le comitĂ© d’entreprise a connaissance de faits de nature Ă affecter de manière prĂ©occupante la situation Ă©conomique de l’entreprise, il peut demander des explications Ă l’employeur.
Ayant, d’une part constatĂ© que, par lettre du 8 mars 2013, des membres du comitĂ© d’entreprise avaient demandĂ© la convocation d’une rĂ©union extraordinaire selon un ordre du jour portant sur le lancement d’une alerte interne en raison de faits prĂ©occupants dĂ©couverts Ă l’occasion du dĂ©pĂ´t de rapports d’expertise sur la situation Ă©conomique de l’entreprise, en prĂ©cisant une liste des interrogations posĂ©es Ă la direction, en particulier sur le dĂ©ficit croissant depuis plusieurs annĂ©es consĂ©cutives mis en exergue par ces rapports, et d’autre part relevĂ© l’absence de rĂ©ponse pertinente de la direction de nature Ă expliquer le dĂ©ficit et les moyens envisagĂ©s pour y remĂ©dier, la cour d’appel a estimĂ© que le comitĂ© d’entreprise avait dĂ©cidĂ© sans abus d’exercer son droit d’alerte.