Communiqué du Ministère du travail
Le ministre du Travail et des Solidarités a décidé, en lien avec le Premier Ministre, de réunir les partenaires sociaux ce 24 juin pour faire l’état des lieux des mesures mises en œuvre par le ministère pour protéger la santé des salariés.
Le ministère a déployé un plan global de protection des salariés en :
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Rappelant les obligations renforcées des employeurs afin de mieux prévenir les risques liés aux fortes chaleurs : aménagement des horaires de travail, adaptation des postes et des lieux de travail, mise à disposition d’eau fraîche, augmentation des temps de pause, etc.
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Mobilisant par instruction le 22 mai l’ensemble du système de l’inspection du travail pour communiquer sur ces obligations, et contrôler leur bonne application dans les entreprises. 1645 contrôles ont été réalisés depuis fin mai (représentant 1/3 du total des contrôles réalisés en 2025), 1781 lettres d’observation et 102 mises en demeure.
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Demandant aux préfets dans les départements en vigilance rouge de suspendre les chantiers entre 13 heures et 21 heures, lorsque les conditions locales l’exigent et de permettre un démarrage anticipé des chantiers pour faciliter l’aménagement les horaires de travail aux heures les plus fraiches. Les préfectures suivantes ont d’ores et déjà suspendu localement les chantiers : Rhône, Haute Garonne, Puy de dôme, Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Val d’Oise, Seine et Marne, Yvelines.
Jean-Pierre Farandou a rappelé que le recours au télétravail doit être privilégié lorsqu’il est pertinent pour le salarié, possible et compatible avec l’activité exercée. Il a également appelé au dialogue entre employeurs et salariés pour trouver des aménagements adaptés en cas de difficultés particulières (garde d’enfants, adaptation des vêtements de travail, etc.)
Cette réunion a permis d’engager une réflexion structurelle avec les partenaires sociaux. Les épisodes de chaleur extrême étant appelés à devenir plus fréquents et plus intenses.
Le ministre a proposé la création d’un groupe de travail pour suivre la situation, et pour étudier dès la rentrée les nouveaux usages et les adaptations structurelles à mettre en œuvre afin de maintenir l’activité économique, lors de ces périodes caniculaires, tout en protégeant la santé des salariés.
L’INRS a également pu rappeler à cette occasion que comme pour tout risque professionnel, la chaleur doit faire l’objet d’une évaluation des risques par l’employeur avant mise en œuvre d’un plan d’action. L’INRS indique que les températures de 28°C pour des activités physiques et 30°C pour les activités sédentaires ne sont pas des valeurs limites d’exposition professionnelles mais des repères utiles pour agir en prévention car il existe des situations de travail (charge de travail) ou d’autres paramètres physiques (humidité) à prendre en compte.
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