Covid-19

Communiqué du Ministère du travail

Prolongation des aides à l’embauche des jeunes

Grâce au dispositif d’aides Ă  l’embauche et Ă  l’apprentissage du plan « 1 jeune, 1 solution Â», près d’1,3 million de jeunes de moins de 26 ans ont Ă©tĂ© recrutĂ©s entre aoĂ»t 2020 et janvier 2021 en CDI ou CDD de plus de 3 mois malgrĂ© la crise, soit presque autant qu’en 2018 et 2019 Ă  la mĂŞme pĂ©riode. Parmi eux, plus de 500 000 jeunes ont signĂ© un contrat d’apprentissage, un record historique malgrĂ© la crise.

Pour maintenir la mobilisation des entreprises en faveur de la jeunesse, ces aides seront prolongĂ©es :
 prolongation de l’aide Ă  l’embauche des jeunes (AEJ) jusqu’au 31 mai 2021 dans la limite de 1,6 Smic ;
 prolongation Ă  l’identique jusqu’au 31 dĂ©cembre 2021 de l’aide exceptionnelle pour l’alternance, allant de de 5 000 euros pour l’embauche de tout alternant de moins de 18 ans – en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation – Ă  8 000 euros pour l’embauche d’un alternant de plus de 18 ans.

Prime exceptionnelle de pouvoir d’achat pour les salariés de la deuxième ligne

Le Premier ministre a annoncĂ© la mise en place d’une nouvelle prime « Macron Â» que les entreprises pourront verser Ă  tous leurs salariĂ©s. DĂ©fiscalisĂ©e et exonĂ©rĂ©e de cotisations sociales, cette prime peut aller jusqu’à 1 000 euros.

Les travailleurs de la deuxième ligne (caissiers, boulangers, agents de sécurité, travailleurs à domicile, etc.) devront bien entendu en être les bénéficiaires privilégiés. Cette prime doit donc s’articuler de manière cohérente avec le chantier sur les travailleurs de la deuxième ligne initié dans le cadre de l’agenda social. Il sera ainsi possible d’augmenter le montant de la prime jusqu’à 2000 euros pour les branches et les entreprises qui négocieront des éléments de revalorisation de ces métiers (accès à la formation, rémunération, conditions de travail, etc.). Cette possibilité sera également ouverte aux entreprises ayant mis en place un accord d’intéressement qui permet un meilleur partage de la valeur au sein des entreprises.
Le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance et la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion affineront le cadre de cette prime en concertant dans les toutes prochaines semaines avec les partenaires sociaux.

Prolongation des taux en vigueur de l’activité partielle jusqu’à fin avril

Elisabeth Borne avait par ailleurs annoncĂ© dès vendredi 12 mars 2021 la prolongation des règles actuelles de prise en charge au titre de l’activitĂ© partielle jusqu’à fin avril 2021 :
 Reste Ă  charge nul pour les entreprises des secteurs protĂ©gĂ©s ;
 Reste Ă  charge de 15 % pour les autres secteurs ;
 Maintien de l’indemnitĂ© Ă  84 % du salaire net pour les salariĂ©s.

Concertation sur la sortie de crise

Pour prĂ©parer au mieux les entreprises et les salariĂ©s Ă  la sortie de la crise actuelle, le Gouvernement et les partenaires sociaux tiendront des rĂ©unions rĂ©gulières qui s’organiseront en trois phases :

  • 1e phasetravailler sur les scĂ©narios de levĂ©e des restrictions sanitaires (mars) :

Des concertations sectorielles avec les représentants des organisations patronales et syndicales seront organisées d’ici fin mars. Il s’agira d’échanger sur la levée des contraintes sanitaires pour chaque secteur et le contenu des protocoles sanitaires à appliquer ainsi que de s’assurer de l’adéquation des accompagnements économiques et sociaux (évolution des dispositifs d’urgence) pour cette nouvelle étape.

  • 2e phase – anticiper et adapter les accompagnements Ă  la sortie de la crise sanitaire (avril-mai).

Des concertations sur le diagnostic économique et financier et sur les scénarios de sortie de crise seront organisées. Elles permettront d’échanger sur les accompagnements économiques et sociaux qu’il sera nécessaire de mettre en place en sortie de crise dans le cadre du plan de relance.

Une approche territorialisée et partenariale (État, partenaires sociaux, collectivités) sera également recherchée pour le suivi de la situation des entreprises afin de repérer les difficultés et d’y apporter des réponses en mobilisant tous les outils disponibles et, le cas échéant, en réfléchissant à des pistes pour les compléter.

  • 3e phase – se prĂ©parer aux changements durables induits par la crise (juin-septembre)  :

Des concertations sur les changements durables induits par la crise seront organisĂ©es : Ă©volution des emplois et des compĂ©tences ; pratiques de travail et de consommation et leurs consĂ©quences sur l’emploi et l’amĂ©nagement des villes et des territoires. De ces analyses prospectives pourront ĂŞtre dĂ©duites les mesures de politiques publiques Ă  mettre en place Ă  moyen terme pour anticiper ces Ă©volutions, notamment en matière de formation.