D’une part, aux termes de l’article 9, VII, de l’ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017, les stipulations des accords d’entreprise, des accords de branche et des accords couvrant un champ territorial ou professionnel plus large prises en application dispositions des titres Ier et II du livre III de la deuxième partie du code du travail relatives aux dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel et au comitĂ© d’entreprise, les dispositions du titre VIII du livre III de la mĂŞme partie du code du travail sur le comitĂ© d’hygiène, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail, les dispositions du titre IX du livre III de la mĂŞme partie du code du travail sur le regroupement par accord des institutions reprĂ©sentatives du personnel, les dispositions du titre X du livre III de la mĂŞme partie du code du travail sur les rĂ©unions communes des institutions reprĂ©sentatives du personnel ainsi que les dispositions du titre Ier du livre VI de la quatrième partie, relatives au comitĂ© d’hygiène, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail, cessent de produire effet Ă compter de la date du premier tour des Ă©lections des membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel du comitĂ© social et Ă©conomique ; il en rĂ©sulte que, si les accords collectifs portant reconnaissance d’une unitĂ© Ă©conomique et sociale, qui n’entrent pas Ă cet Ă©gard dans les prĂ©visions de ce texte, demeurent applicables, les stipulations de ces accords qui ont procĂ©dĂ© Ă la dĂ©termination du nombre et du pĂ©rimètre des Ă©tablissements distincts pour les Ă©lections des membres Ă©lus des comitĂ©s d’établissements, des dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel ou des membres des comitĂ©s d’hygiène, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail au sein de l’unitĂ© Ă©conomique et sociale cessent de produire effet Ă compter de la date du premier tour des Ă©lections des membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel du comitĂ© social et Ă©conomique ; c’est dès lors Ă bon droit que le tribunal d’instance a jugĂ© qu’en l’absence d’accord, l’employeur avait pu fixer unilatĂ©ralement le nombre et le pĂ©rimètre des Ă©tablissements distincts.
D’autre part, aux termes de l’article R. 2313-4 du code du travail, premier et troisième alinĂ©as, lorsque l’un des employeurs mandatĂ© par les autres prend une dĂ©cision sur la dĂ©termination du nombre et du pĂ©rimètre des Ă©tablissements distincts en application de l’article L. 2313-8, il la porte Ă la connaissance de chaque organisation syndicale reprĂ©sentative dans l’unitĂ© Ă©conomique et sociale et de chaque organisation syndicale ayant constituĂ© une section syndicale dans l’unitĂ© Ă©conomique et sociale, par tout moyen permettant de confĂ©rer date certaine Ă cette information ; les organisations syndicales reprĂ©sentatives dans l’unitĂ© Ă©conomique et sociale et les organisations syndicales ayant constituĂ© une section syndicale dans l’unitĂ© Ă©conomique et sociale ou, lorsque les nĂ©gociations se sont dĂ©roulĂ©es conformĂ©ment au quatrième alinĂ©a de l’article L. 2313-8, le comitĂ© social et Ă©conomique, peuvent, dans le dĂ©lai de 15 jours Ă compter de la date Ă laquelle ils en ont Ă©tĂ© informĂ©s, contester la dĂ©cision de l’employeur devant le directeur rĂ©gional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi ; le tribunal d’instance a retenu exactement qu’en l’absence de contestation dans le dĂ©lai prĂ©citĂ© suivant notification de la dĂ©cision unilatĂ©rale par laquelle l’un des employeurs mandatĂ© a dĂ©terminĂ© le nombre et le pĂ©rimètre des Ă©tablissements distincts au sein de l’unitĂ© Ă©conomique et sociale, l’organisation syndicale est irrecevable Ă demander Ă ce titre l’annulation des Ă©lections professionnelles.