Emploi

Pour lutter contre la précarité et l’enchaînement des CDD ou des missions d’intérim, un système de bonus-malus pour les entreprises de plus de 11 salariés sera mis en place.

En application au 1er janvier 2020

  • Ce système fonctionnera par grand secteur Ă©conomique, de façon Ă  tenir compte de la spĂ©cificitĂ© des secte urs et des entreprises. Il couvrira dans un premier temps les 7 secteurs les plus concernĂ©s, reprĂ©sentant eux-mĂŞmes 34 % des ruptures de contrat de travail. Après Ă©valuation, le système pourra ĂŞtre Ă©tendu Ă  l’ensemble de l’économie.
  • Les 7 secteurs concernĂ©s ont tous un taux de sĂ©paration (rapport entre l’effectif de l’entreprise et le nombre d’inscriptions Ă  PĂ´le emploi de salariĂ©s
    ayant travaillĂ© pour l’entreprise) supĂ©rieur Ă  150 %. Cela signifie que dans ces secteurs, les entreprises emploient, en moyenne, deux personnes en contrat stable pour plus de trois personnes en contrat prĂ©caire, soit par exemple plus de 3 CDD pour 2 CDI, ou plus de 150 intĂ©rimaires pour 100 CDI.
  • Le bonus-malus fonctionnera de la mĂŞme manière suivante : plus le nombre de salariĂ©s qui s’inscrivent Ă  PĂ´le emploi après avoir travaillĂ© pour une entreprise est important par rapport Ă  son effectif, plus une entreprise paiera de cotisations patronales Ă  l’assurance chĂ´mage. Ă€ l’inverse, plus une entreprise fera d’efforts pour rĂ©duire le nombre de personnes qui s’inscrivent Ă  PĂ´le emploi (moins de fins de CDD, de fins de mission d’intĂ©rim, de licenciements, de ruptures conventionnelle…), moins elle paiera de cotisations.
  • Les cotisations varieront entre 3 et 5 % de la masse salariale, en fonction de la pratique de l’entreprise. De plus, les CDD d’usage se verront appliquer une taxe forfaitaire de 10 €, pour inciter les entreprises qui en abusent Ă  proposer des contrats d’une semaine ou d’un mois plutĂ´t que de quelques heures chaque jour. Les employeurs de salariĂ©s intermittents (annexes VIII et X de l’assurance chĂ´mage) ne seront pas concernĂ©es par cette mesure, mais conserveront la cotisation patronale supplĂ©mentaire de 0,5 % introduite par la convention de mars 2017.
  • Les entreprises seront ainsi fortement incitĂ©es Ă  proposer davantage de CDI et Ă  rallonger la durĂ©e des CDD plutĂ´t que de recourir Ă  des missions d’intĂ©rim ou des CDD très courts.

7 secteurs sont concernés
• fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac
• autres activités spécialisées, scientifiques et techniques
• hébergement et restauration
• production et distribution d’eau-assainissement, gestion des déchets et dé-pollution
• transports et entreposage
• fabrication de produits en caoutchouc et en plastique, et d’autres produits non métalliques
• travail du bois, industrie du papier et imprimerie

Source : Ministère du travail

Retrouvez l’ensemble du dossier de prĂ©sentation de la rĂ©forme sur le site du Ministère du travail