Rupture

L’action fondĂ©e sur le non-respect par l’employeur de la prioritĂ© de rĂ©embauche, qui n’est pas liĂ©e Ă  la contestation de la rupture du contrat de travail rĂ©sultant de l’adhĂ©sion au contrat de sĂ©curisation professionnelle, soumise au dĂ©lai de prescription de 12 mois, mais Ă  l’exĂ©cution du contrat de travail, relève de la prescription biennale.

L’indemnisation dĂ©pendant des conditions dans lesquelles l’employeur a exĂ©cutĂ© son obligation, le point de dĂ©part de ce dĂ©lai est la date Ă  laquelle la prioritĂ© de rĂ©embauche a cessĂ©, soit Ă  l’expiration du dĂ©lai d’un an Ă  compter de la rupture du contrat de travail.

Par ailleurs, il rĂ©sulte du code du travail, qu’en cas de litige, il appartient Ă  l’employeur d’apporter la preuve qu’il a satisfait Ă  son obligation en Ă©tablissant soit qu’il a proposĂ© les postes disponibles compatibles avec la qualification du salariĂ©, soit en justifiant de l’absence de tels postes.

Cass. soc., 1er février 2023, n°21-12.485, FS-B