Covid-19

Communiqué Ameli

Un dispositif d’indemnisation des arrêts de travail dérogatoires pour certains publics, notamment pour les personnes fragiles, a été créé dans le cadre de la crise sanitaire de la Covid-19. À compter du 27 septembre, ce dispositif évolue.

Il concernera désormais les personnes vulnérables dont le poste de travail peut les exposer à de fortes densités virales et qui ne peuvent pas bénéficier de mesures de protection renforcées.

Comment en bénéficier à partir du 27 septembre ?

Pour bénéficier d’un arrêt de travail dérogatoire, elles devront demander un nouveau certificat d’isolement à un médecin qui confirme qu’elles se trouvent dans l’une des situations médicales de vulnérabilité décrites ci-après. Les anciens certificats d’isolement ne seront plus valides.

Les salariés présenteront ce certificat à leur employeur pour bénéficier de l’activité partielle.

Les non salariés pourront obtenir un arrêt de travail dérogatoire sur le téléservice declare.ameli.fr.

Quelles sont les situations médicales de vulnérabilité concernées ?

Les personnes considĂ©rĂ©es comme vulnĂ©rables se trouvent dans l’une des situations mĂ©dicales suivantes, que ces personnes soient vaccinĂ©es ou non :

  1. être âgé de 65 ans et plus ;
  2. avoir des antĂ©cĂ©dents cardiovasculaires : hypertension artĂ©rielle compliquĂ©e (avec complications cardiaques, rĂ©nales et vasculo-cĂ©rĂ©brales), antĂ©cĂ©dents d’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  3. avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
  4. prĂ©senter une pathologie chronique respiratoire susceptible de dĂ©compenser lors d’une infection virale (broncho pneumopathie obstructive, asthme sĂ©vère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnĂ©es du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
  5. présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  6. être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  7. présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30) ;
  8. ĂŞtre atteint d’une immunodĂ©pression congĂ©nitale ou acquise : mĂ©dicamenteuse : chimiothĂ©rapie anti cancĂ©reuse, traitement immunosuppresseur, biothĂ©rapie et/ou corticothĂ©rapie Ă  dose immunosuppressive ; infection Ă  VIH non contrĂ´lĂ©e ou avec des CD4 < 200/mm3 ; consĂ©cutive Ă  une greffe d’organe solide ou de cellules souches hĂ©matopoĂŻĂ©tiques ; liĂ©e Ă  une hĂ©mopathie maligne en cours de traitement ;
  9. ĂŞtre atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  10. présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
  11. ĂŞtre au 3e trimestre de la grossesse ;
  12. ĂŞtre atteint d’une maladie du motoneurone, d’une myasthĂ©nie grave, de sclĂ©rose en plaques, de la maladie de Parkinson, de paralysie cĂ©rĂ©brale, de quadriplĂ©gie ou hĂ©miplĂ©gie, d’une tumeur maligne primitive cĂ©rĂ©brale, d’une maladie cĂ©rĂ©belleuse progressive ou d’une maladie rare ;
  13. ĂŞtre atteint de trisomie 21
  14. être sévèrement immunodéprimées :
  • avoir reçu une transplantation d’organe ou de cellules souches hĂ©matopoĂŻĂ©tiques ;
  • sous chimiothĂ©rapie lymphopĂ©niante ;
  • ĂŞtre traitĂ© par des mĂ©dicaments immunosuppresseurs forts, comme les antimĂ©tabolites (cellcept, myfortic,mycophĂ©nolate mofĂ©til, imurel, azathioprine) et les AntiCD20 (rituximab : Mabthera, Rixathon, Truxima) ;
  • ĂŞtre dialysĂ© chronique après avis du mĂ©decin traitant qui dĂ©cidera de la nĂ©cessitĂ© des examens adaptĂ©s ;
  • au cas par cas, les personnes sous immunosuppresseurs ne relevant pas des catĂ©gories susmentionnĂ©es ou porteuses d’un dĂ©ficit immunitaire primitif.

Les personnes non salariĂ©es qui sont dans l’une des situations de vulnĂ©rabilitĂ© mentionnĂ©es ci-dessus (sauf le critère 14 d’immunodĂ©pressionsĂ©vère) et qui ont un certificat mĂ©dical d’une contre-indication Ă  la vaccination peuvent aussi bĂ©nĂ©ficier d’un arrĂŞt de travail dĂ©rogatoire dans les mĂŞmes conditions.

Quelles sont les mesures de protection renforcées sur le lieu de travail ?

Les mesures de protection renforcées sur le lieu de travail ont été définies par le gouvernement comme suit :

  • l’isolement du poste de travail, notamment par la mise Ă  disposition d’un bureau individuel ou, Ă  dĂ©faut, son amĂ©nagement, pour limiter au maximum le risque d’exposition, en particulier par l’adaptation des horaires ou la mise en place de protections matĂ©rielles ;
  • le respect, sur le lieu de travail et en tout lieu frĂ©quentĂ© par la personne Ă  l’occasion de son activitĂ© professionnelle, de gestes barrières renforcĂ©s : hygiène des mains renforcĂ©e, port systĂ©matique d’un masque de type chirurgical lorsque la distanciation physique ne peut ĂŞtre respectĂ©e ou en milieu clos, avec changement de ce masque au moins toutes les 4 heures et avant ce dĂ©lai s’il est mouillĂ© ou humide ;
  • l’absence ou la limitation du partage du poste de travail ;
  • le nettoyage et la dĂ©sinfection du poste de travail et des surfaces touchĂ©es par la personne au moins en dĂ©but et en fin de poste, en particulier lorsque ce poste est partagĂ© ;
  • une adaptation des horaires d’arrivĂ©e et de dĂ©part et des Ă©ventuels autres dĂ©placements professionnels, compte tenu des moyens de transport utilisĂ©s par la personne, afin d’y Ă©viter les heures d’affluence ;
  • la mise Ă  disposition par l’employeur de masques de type chirurgical en nombre suffisant pour couvrir les trajets entre le domicile et le lieu de travail lorsque la personne recourt Ă  des moyens de transport collectifs.