En l’espèce, M.B…, salariĂ© protĂ©gĂ© de la sociĂ©tĂ© E a Ă©tĂ©, Ă l’issue d’une suspension de son contrat de travail, dĂ©clarĂ© inapte Ă reprendre son emploi par le mĂ©decin du travail. A la suite de ce constat d’inaptitude, son employeur lui a proposĂ© deux postes de reclassement, sans avoir prĂ©alablement consultĂ© les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel sur les postes en question.
M. B…ayant refusĂ© ces deux postes, l’employeur les a soumis pour avis aux dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel, qui ont Ă©mis un avis favorable Ă ces mĂŞmes emplois de reclassement. L’employeur a, alors, rĂ©itĂ©rĂ© ces offres de reclassement auprès de M.B…. Celui-ci ayant Ă nouveau refusĂ© d’y donner suite, la sociĂ©tĂ© a sollicitĂ© auprès de l’inspecteur du travail compĂ©tent l’autorisation de le licencier.
Les dispositions de l’article L. 1226-10 du code du travail n’ont pas Ă©tĂ© mĂ©connues par l’employeur puisque l’avis des dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel a bien Ă©tĂ© recueilli avant que les postes de reclassement aient Ă©tĂ©, Ă nouveau, proposĂ©s Ă l’intĂ©ressĂ©.