Le code du travail dispose que si un membre de la dĂ©lĂ©gation du personnel au comitĂ© social et Ă©conomique constate, notamment par l’intermĂ©diaire d’un travailleur, qu’il existe une atteinte aux droits des personnes, Ă leur santĂ© physique et mentale ou aux libertĂ©s individuelles dans l’entreprise qui ne serait pas justifiĂ©e par la nature de la tâche Ă accomplir, ni proportionnĂ©e au but recherchĂ©, il en saisit immĂ©diatement l’employeur. Cette atteinte peut notamment rĂ©sulter de faits de harcèlement sexuel ou moral ou de toute mesure discriminatoire en matière d’embauche, de rĂ©munĂ©ration, de formation, de reclassement, d’affectation, de classification, de qualification, de promotion professionnelle, de mutation, de renouvellement de contrat, de sanction ou de licenciement. L’employeur procède sans dĂ©lai Ă une enquĂŞte avec le membre de la dĂ©lĂ©gation du personnel du comitĂ© et prend les dispositions nĂ©cessaires pour remĂ©dier Ă cette situation.
Selon le même code, est également payé comme temps de travail effectif le temps passé par les membres de la délégation du personnel du comité social et économique :
1° Ă la recherche de mesures prĂ©ventives dans toute situation d’urgence et de gravitĂ©, notamment lors de la mise en Âśuvre de la procĂ©dure de danger grave et imminent prĂ©vue Ă l’article L. 4132-2 ;
2° aux rĂ©unions du comitĂ© et de ses commissions, dans ce cas dans la limite d’une durĂ©e globale fixĂ©e par accord d’entreprise ou Ă dĂ©faut par dĂ©cret en Conseil d’Etat ;
3° aux enquêtes menées après un accident du travail grave ou des incidents répétés ayant révélé un risque grave ou une maladie professionnelle ou à caractère professionnel grave ;
Ce temps n’est pas dĂ©duit des heures de dĂ©lĂ©gation prĂ©vues pour les membres titulaires de la dĂ©lĂ©gation du personnel du comitĂ© social et Ă©conomique.
Il rĂ©sulte de ces textes que le temps passĂ© par les membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel au comitĂ© social et Ă©conomique Ă l’exercice de leur droit d’alerte en cas d’atteinte aux droits des personnes s’impute sur leur crĂ©dit d’heures de dĂ©lĂ©gation.
Ainsi, lorsqu’une rĂ©union a Ă©tĂ© organisĂ©e par l’employeur Ă la demande des membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel au comitĂ© social et Ă©conomique ayant exercĂ© leur droit d’alerte en cas d’atteinte aux droits des personnes, le temps passĂ© Ă ladite rĂ©union doit ĂŞtre dĂ©duit de leur crĂ©dit d’heures de dĂ©lĂ©gation.