Capstan Avocats a assisté à la Journée du LaborIA « Appréhender les impacts de l’IA sur l’avenir du travail », organisée au ministère du Travail et des Solidarités aux côtés d’Inria (Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique).
Cet événement a été rythmé par quatre tables rondes, consacrées :
- Au développement d’une IA capacitante et inclusive pour les publics les plus éloignés de l’emploi,
- Aux outils du dialogue social technologique,
- À l’évolution des méthodes de recherche sur les sujets sociaux-professionnels,
- Et à la participation des travailleurs, déterminante pour concevoir des outils réellement utiles au travail.
Les échanges ont rassemblé des intervenants aux profils très divers – représentants de l’administration, partenaires sociaux, chercheurs, acteurs de terrain – convergeant vers une évidence : l’IA appliquée au travail dépasse largement la seule dimension technologique. Elle soulève des enjeux sociaux, organisationnels, éthiques, et interroge profondément la manière de travailler, d’interagir et de décider.
Trois constats opérationnels peuvent être dégagés des échanges de cette journée :
- L’IA est un choix d’organisation, et non un simple outil. Elle doit être discutée au prisme du travail réel (usages, charge, autonomie, coopération) et intégrée au dialogue social.
- Le mouvement est déjà profond et rapide.
- 43 % des utilisateurs d’IA génératives déclarent un usage professionnel (baromètre Ifop pour Talan, avril 2025).
- 58 % des dirigeants de PME-ETI considèrent l’IA comme un enjeu de survie à moyen terme, et 43 % ont déjà adopté une stratégie IA (Bpifrance Le Lab, juin 2025).
- Le principal enjeu reste l’exécution. Une mise en œuvre efficace doit partir du terrain : sans co‑conception ni dialogue (professionnel et social), les projets peinent à dépasser le stade expérimental. Seuls 20 % franchissent le cap entre POC (proof of concept) et déploiement.
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