Contentieux

Un DRH est licenciĂ© pour motif Ă©conomique en mars 2014. Ce licenciement est suivi d’une transaction. En octobre l’entreprise est placĂ©e en RJ, puis en liquidation judiciaire en mars 2015. La date de cessation des paiements est fixĂ©e au 20 avril 2013. Le liquidateur fait citer le salariĂ© devant le tribunal de grande instance pour obtenir la nullitĂ© de la transaction et sa condamnation Ă  rembourser l’indemnitĂ© versĂ©e.

L’action en nullitĂ© de la transaction, fondĂ©e sur l’article L. 632-1 I 2°, du code de commerce selon lequel est nul tout contrat commutatif dans lequel les obligations du dĂ©biteur excèdent notablement celles de l’autre partie, est nĂ©e de la procĂ©dure collective et soumise Ă  son influence juridique et elle relève, par consĂ©quent de la compĂ©tence spĂ©ciale et d’ordre public du tribunal de la procĂ©dure collective Ă©dictĂ©e Ă  l’article R. 662-3 du code de commerce, qui dĂ©roge aux règles de compĂ©tence de droit commun.

Par ailleurs, le liquidateur qui demande Ă  titre principal la nullitĂ© d’un acte sur le fondement des dispositions de l’article L. 632-1 I 2°, du code de commerce ne se substitue pas au dĂ©biteur dessaisi pour agir en son nom mais exerce une action au nom et dans l’intĂ©rĂŞt collectif des crĂ©anciers de sorte que le moyen qui soutient que le liquidateur a agi en qualitĂ© de reprĂ©sentant de l’employeur, partie Ă  la transaction, est inopĂ©rant.

[Cass. soc., 12 juin 2019, n°17-26197, F-P+B]