Le salariĂ© protĂ©gĂ© dont la rupture conventionnelle est nulle en raison de l’annulation de l’autorisation administrative doit ĂŞtre rĂ©intĂ©grĂ© dans son emploi ou dans un emploi Ă©quivalent ; il en rĂ©sulte que, lorsque l’employeur n’a pas satisfait Ă cette obligation, sans justifier d’une impossibilitĂ© de rĂ©intĂ©gration, la rĂ©siliation judiciaire prononcĂ©e aux torts de l’employeur pour ce motif produit les effets d’un licenciement nul pour violation du statut protecteur.
Le juge du fond, qui a prononcĂ© la rĂ©siliation du contrat de travail du fait de l’inexĂ©cution par l’employeur de son obligation de procĂ©der Ă la rĂ©intĂ©gration du salariĂ© dans son poste ou un poste Ă©quivalent, en a dĂ©duit Ă bon droit que le salariĂ© pouvait prĂ©tendre Ă une indemnitĂ© au titre de la mĂ©connaissance du statut protecteur Ă©gale Ă la rĂ©munĂ©ration qu’il aurait perçue depuis la date de son Ă©viction jusqu’Ă la fin de la pĂ©riode de protection dans la limite de trente mois.
[Cass. soc., 15 mai 2019, n°17-28547, F-P+B sur le 2nd moyen]