Salaire

Communiqué du Ministère du travail

Revalorisation du SMIC

Depuis le 1er janvier 2023, le montant du Smic passe Ă  1 709,28€ bruts par mois, soit 1 353€ nets pour 35 heures hebdomadaires (Smic horaire brut Ă  11,27€). Cette revalorisation annuelle tient compte de l’évolution de l’inflation constatĂ©e, Ă  hauteur de 1,81%.

À Mayotte, ce montant est de 1 290,68€ bruts mensuels, soit 8,51€ brut par heure.

Consultez la fiche pratique sur le SMIC 

Revalorisation des pensions de retraite et de réversion

Ă€ la suite de la revalorisation de 4% en juillet 2022, les pensions de retraite sont Ă  nouveau revalorisĂ©es de 0,8% depuis le 1er janvier 2023, au titre de l’inflation.

Cette revalorisation concerne les rĂ©gimes de base, ainsi que les pensions de rĂ©version.

Les cotisations et salaires ayant donnĂ© lieu Ă  un versement de cotisations jusqu’au 31 dĂ©cembre 2022, servant de base au calcul des pensions de vieillesse et dont le premier versement intervient après cette date, sont aussi revalorisĂ©s de 0,8 %.

Augmentation du plafond de la sécurité sociale

Après trois annĂ©es de stabilitĂ© du plafond de la sĂ©curitĂ© sociale, ce dernier a augmentĂ© de 6,9% le 1er janvier 2023 (article D. 242-17 du code de la sĂ©curitĂ© sociale).

Ce plafond correspond au montant maximal des rémunérations, ou gains, à prendre en compte pour le calcul de certaines cotisations (principalement les cotisations d’assurance vieillesse de base) et contributions, et sert également de référence pour le calcul des droits sociaux.

Le montant du plafond mensuel de la sĂ©curitĂ© sociale est ainsi fixĂ© Ă  3 666€ (43 992 € pour le plafond annuel).

Revalorisation des plafonds des indemnités journalières maladie et maternité

Le SMIC Ă©tant revalorisĂ© de 1,8% et le plafond annuel de la sĂ©curitĂ© sociale Ă©tant revalorisĂ© de 6,9%, cela entraĂ®ne automatiquement la revalorisation des plafonds de diffĂ©rentes indemnitĂ©s :

  • Le plafond des indemnitĂ©s journalières maladie des salariĂ©s (1,8 SMIC) est revalorisĂ© Ă  50,58€,
  • Le plafond des indemnitĂ©s journalières maternitĂ© des salariĂ©es est revalorisĂ©, portant le montant maximum de ces indemnitĂ©s Ă  95,22€ par jour,
  • Le plafond des indemnitĂ©s journalières maladie des travailleurs indĂ©pendants (artisans, commerçants) est relevĂ© Ă  60,26€ par jour et Ă  180,79€ pour les professions libĂ©rales,
  • Le montant des indemnitĂ©s journalières maternitĂ© des travailleuses indĂ©pendantes est fixĂ© Ă  60,25 € par jour, et l’allocation forfaitaire de repos Ă  3 666€.

Versement d’une prime à l’alternance de 6 000€

Cette prime sera versĂ©e Ă  toutes les entreprises, pour les contrats d’apprentissage ou de professionnalisation conclus du 1er janvier au 31 dĂ©cembre 2023, pour la première annĂ©e d’exĂ©cution du contrat.

Cette aide financière sera de :

  • 6 000€ maximum pour un apprenti, quel que soit son âge ;
  • 6 000€ maximum pour un salariĂ© en contrat de professionnalisation jusqu’à 29 ans inclus.

Elle sera versĂ©e :

  • aux entreprises de moins de 250 salariĂ©s, sans condition,
  • aux entreprises de 250 salariĂ©s et plus Ă  la condition qu’elles s’engagent Ă  atteindre un seuil de contrats d’alternance ou de contrats favorisant l’insertion professionnelle dans leur effectif au 31 dĂ©cembre 2024.

Toutes les informations sur la page dĂ©diĂ©e : Aide 2023 aux employeurs qui recrutent en alternance

Fin des tolérances pour l’application de la déduction forfaitaire spécifique pour frais professionnels

Les tolĂ©rances qui Ă©taient faites sur l’application de la dĂ©duction forfaitaire spĂ©cifique (DFS) (chapitre 9 de la rubrique sur les frais professionnels du Bulletin officiel de la sĂ©curitĂ© sociale (BOSS)), ont pris fin le 1er janvier 2023. Cela s’applique Ă  l’ensemble des secteurs professionnels, exceptĂ©s ceux engagĂ©s dans un processus de sortie progressive de ce dispositif.

Ainsi, depuis le 1er janvier 2023, la DFS ne peut ĂŞtre appliquĂ©e qu’aux salariĂ©s supportant en pratique des frais professionnels (avec leur accord lorsque l’application de ce dispositif n’est pas prĂ©vue par accord collectif ou acceptĂ©e par le comitĂ© social et Ă©conomique ou les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel).

De plus, l’ensemble des remboursements et prises en charge directes de frais professionnels par l’employeur doit ĂŞtre intĂ©grĂ© Ă  l’assiette des cotisations et contributions sociales avant application de la DFS (Ă  l’exception de ceux pour lesquels le cumul est autorisĂ©, voir paragraphe C de la section 2 du chapitre 9 de la rubrique relative aux frais professionnels du bulletin officiel de la sĂ©curitĂ© sociale).

Prolongation de deux ans des dispositions favorables relatives à l’évaluation des avantages en nature liés à la mise à disposition par l’employeur d’un véhicule électrique et à l’utilisation d’une borne de recharge électrique

L’avantage en nature rĂ©sultant de la mise Ă  disposition par un employeur Ă  ses salariĂ©s d’un vĂ©hicule Ă©lectrique est prolongĂ© jusqu’au 31 dĂ©cembre 2024 (en lieu et place du 31 dĂ©cembre 2022).

Cet avantage ne tient pas compte des frais d’électricitĂ© engagĂ©s par l’employeur pour la recharge du vĂ©hicule et sera systĂ©matiquement Ă©valuĂ© après application d’un abattement de 50 % dont le montant est plafonnĂ© Ă  1 800€ par an.
Cette prolongation jusqu’au 31 décembre 2024 concerne également la non prise en compte de l’avantage en nature résultant de la mise à disposition par l’employeur à ses salariés d’une borne de recharge de véhicules électriques installée sur le lieu de travail pour le calcul des cotisations et contributions.

Enfin de nouvelles modalitĂ©s d’évaluation forfaitaire de l’avantage en nature liĂ© Ă  la mise Ă  disposition par l’employeur d’une borne de recharge en-dehors du lieu de travail s’appliquent pour la pĂ©riode comprise entre le 1er janvier 2023 et le 31 dĂ©cembre 2024.

Revalorisation du montant maximal de l’aide financière versée par le comité social et économique (CSE) ou l’employeur au titre des services à la personne

Depuis le 1er janvier 2023, le montant maximal, de l’aide financière versĂ©e par le CSE ou l’employeur au titre des services Ă  la personne, des services de garde d’enfants (exclue du calcul de l’assiette des cotisations et contributions sociales) et des prestations financĂ©es par le biais du chèque emploi-service est fixĂ© Ă  2 301€ par an et par bĂ©nĂ©ficiaire.

Article D. 7233-8 du code du travail

Ajustement du coefficient maximal d’exonération pour la réduction générale dégressive des cotisations et contributions sociales patronales

Le 1er janvier 2023, le taux « sans risque Â» de la cotisation accidents du travail et maladies professionnelles (pour les entreprises n’ayant fait l’objet d’aucun sinistre) a baissĂ© de 0,04 points. Cela entraĂ®ne un ajustement des coefficients applicables pour le calcul de la rĂ©duction gĂ©nĂ©rale des cotisations et contributions patronales (article L. 241-13 du code de la sĂ©curitĂ© sociale).

Le coefficient maximal d’exonération pour les salariés du régime général est donc fixé à

  • 0,3191 pour les entreprises de moins de 50 salariĂ©s (au lieu de 0,3195),
  • 0,3231 pour les entreprises de plus de 50 salariĂ©s (au lieu de 0,3235).

Fin du régime social provisoire appliqué en 2021 et 2022 aux indemnités complémentaires d’activité partielle

Durant les deux années de crise sanitaire liée au Covid-19, les indemnités complémentaires d’activité partielle ont bénéficié de contributions avantageuses (contribution sociale généralisée (CSG) applicable aux revenus de remplacement au taux de 6,2%, contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) au taux de 0,5%) et ont été exonérées de cotisations sociales, dans la limite de 3,15 SMIC (somme de ces indemnités avec les indemnités légales).

Depuis le 1er janvier 2023, les indemnitĂ©s complĂ©mentaires d’activitĂ© partielle sont assujetties et dĂ©clarĂ©es comme des revenus d’activitĂ©. Ces indemnitĂ©s sont donc soumises Ă  la CSG au taux de 9,2%, Ă  la CRDS au taux de 0,5%, ainsi qu’aux cotisations sociales dès le premier euro.

Consultez la foire aux questions dédiée à l’activité partielle