Il rĂ©sulte du code du travail que le licenciement d’un salariĂ© protĂ©gĂ©, sans autorisation administrative de licenciement ou malgrĂ© refus d’autorisation de licenciement, ouvre droit Ă ce dernier Ă une indemnitĂ© pour violation du statut protecteur.
Lorsque le salariĂ© protĂ©gĂ©, dont le licenciement est nul en l’absence d’autorisation administrative de licenciement et qui a demandĂ© sa rĂ©intĂ©gration, a fait valoir, ultĂ©rieurement, ses droits Ă la retraite, rendant ainsi impossible sa rĂ©intĂ©gration dans l’entreprise, l’indemnitĂ© due au titre de la violation du statut protecteur ouvre droit au paiement, au titre des congĂ©s payĂ©s affĂ©rents, Ă une indemnitĂ© compensatrice de congĂ©s payĂ©s.
Dans l’hypothèse oĂą le salariĂ© a occupĂ© un autre emploi au cours de la pĂ©riode comprise entre la date du licenciement illĂ©gal et celle de son dĂ©part Ă la retraite, il ne saurait toutefois prĂ©tendre, Ă l’Ă©gard de son premier employeur, aux droits au congĂ© annuel correspondant Ă la pĂ©riode pendant laquelle il a occupĂ© un autre emploi.
Cass. Soc., 21 septembre 2022, n° 21-13.552, FS-B+R ; Notice explicative de la Cour de cassation