En cas de refus du poste de reclassement proposĂ© en application de l’article L. 1226-2 du code du travail au salariĂ© dĂ©clarĂ© inapte, il appartient Ă l’employeur de tirer les consĂ©quences du refus du salariĂ©, soit en formulant de nouvelles propositions de reclassement, soit en procĂ©dant au licenciement de l’intĂ©ressĂ© aux motifs de l’impossibilitĂ© de reclassement, la reprise par l’employeur du paiement des salaires, Ă laquelle il est tenu en application de l’article L. 1226-4 du mĂŞme code, ne le dispensant pas de l’obligation qui lui est faite par l’article L. 1226-2 susvisĂ© de proposer un poste de reclassement.
En l’espèce, alors que le salariĂ© avait refusĂ© plusieurs fois le poste proposĂ© Ă titre de reclassement en tĂ©lĂ©travail Ă hauteur de 20 heures, 15 heures ou 12 heures hebdomadaires selon les propositions, l’employeur s’Ă©tait pour sa part abstenu, postĂ©rieurement Ă sa dernière proposition de reclassement, d’effectuer de nouvelles recherches de reclassement ou de procĂ©der au licenciement de l’intĂ©ressĂ© aux motifs de l’impossibilitĂ© de reclassement.
L’employeur a maintenu dĂ©libĂ©rĂ©ment le salariĂ© dans une situation d’inactivitĂ© forcĂ©e au sein de l’entreprise sans aucune Ă©volution possible.
Le juge du fond a pu en dĂ©duire que ce comportement consistant Ă suspendre abusivement le contrat de travail constituait un manquement suffisamment grave justifiant que la rĂ©siliation judiciaire du contrat de travail fĂ»t prononcĂ©e aux torts de l’employeur.