Autres branches du droit

Les terrasses de café réouvrent progressivement et chacun désormais se prépare à la sortie de la crise sanitaire, ce qui est de bon augure !

Cette sortie de crise sera, toutefois, accompagnée de la fin progressive des mesures de soutien à l’économie et, par corollaire, peut-être, de l’augmentation du nombre des entreprises en difficulté.

Vers une nouvelle procédure collective simplifiée pour les entreprises de moins de 20 salariés

Conscient de ce risque, le 18 mai dernier le gouvernement a prĂ©sentĂ© un amendement au projet de loi relatif Ă  la « gestion de la sortie de crise sanitaire Â» prĂ©voyant la mise en place d’une procĂ©dure collective simplifiĂ©e ayant pour objectif « l’adoption rapide de plans, de nature Ă  rĂ©gler les difficultĂ©s causĂ©es ou aggravĂ©es par la crise sanitaire Â».

A ce stade, il est prévu que cette procédure soit réservée aux entreprises :

  • de moins de 20 salariĂ©s et ayant moins de 3 millions d’euros de passif ;
  • en Ă©tat de cessation des paiements, mais disposant des fonds suffisant pour assurer le paiement des crĂ©ances salariales ;
  • et justifiant d’être en mesure d’élaborer un projet de plan pour assurer la pĂ©rennitĂ© de l’entreprise.

L’objectif est d’inciter les chefs d’entreprises connaissant des difficultés à se placer, très rapidement, sous la protection des tribunaux de commerce, mais également de fluidifier le traitement des dossiers de procédure collective.

Les conséquences en droit du travail

En matière de droit du travail, il peut d’ores et dĂ©jĂ  ĂŞtre notĂ© que :

  • l’entreprise devra s’acquitter seule des rĂ©munĂ©rations et des coĂ»ts liĂ©s aux Ă©ventuelles ruptures de contrat de travail.L’intervention de l’AGS (qui a pour mission de garantir les salaires dans les entreprises en difficultĂ©) est par consĂ©quent exclue dans cette hypothèse.
  • Les dispositions (du Code du travail et du Code de commerce) relatives aux CSE des entreprises de moins de 50 salariĂ©s devraient rester applicables.

La désignation des représentants du personnel, propres aux procédures collectives, (représentant des salariés, représentant du CSE) serait maintenue. Toutefois, leur rôle serait réduit. En particulier, le représentant des salariés n’aura pas à procéder à la vérification des créances salariales.

Cette procédure est, à ce jour, prévue pour une durée temporaire de deux ans. Espérons, toutefois, qu’elle n’aura pas à être trop régulièrement mobilisée.